flaner

Flâner d'un lieu à un autre, d'une ville à une autre ville, en traversant les rues de Paris et d'ailleurs, à la rencontre des mots. Comme le dit si bien Vitoux : « Si on arrive à bien comprendre un pays et si dans un pays on arrive à bien comprendre une ville, et si dans une ville on arrive à bien comprendre une rue, et dans une rue on comprend la maison, on peut dire le monde entier

Il y a des mots...

 

Il y a des mots qui font vivre

 

Et ce sont des mots innocents

 

Le mot chaleur le mot confiance

 

Amour justice et le mot liberté

 

Le mot enfant et le mot gentillesse

 

Et certains noms de fleurs et

 

certains noms de fruits

 

Le mot courage et le mot découvrir

 

Et le mot frère et le mot camarade

 

Et certains noms de pays de villages

 

Et certains noms de femmes et d'amis.

 

Paul Eluard

 

         Le Pont

 

Symbole de force et d'unité,

Favorisant la solidarité,

Amenant deux entités vers une douce et belle amitié

Interpellant le coeur du bien-aimé...

 

Réunissant les deux rives,

Permettant la liberté de l'eau vive,

Unissant les chemins,

Visant à ne faire qu'un...

 

Dégageant un flot d'émotions sans raison,

Libérant la circulation de la passion,

Stimulant l'amour par un grand frisson

Rechargeant nos coeurs à l'unisson...

 

Bâtissons et traversons ensemble notre pont...

 

Monique


Sur les pas d'Honoré de Balzac (1799-1850)


Maison de Balzac 47 rue Raynouard Paris 16
Maison de Balzac 47 rue Raynouard Paris 16

Nichée sur les coteaux de Passy, la Maison de Balzac est la seule des demeures parisiennes du romancier qui subsiste aujourd’hui. C’est dans le cabinet de travail que Balzac a corrigé, de 1840 à 1847, l’ensemble de La Comédie humaine. Ce n'est pas un hasard si la seule pièce reconstituée est son cabinet de travail. Le contraste entre l'étroitesse des pièces, la petite table avec l'immensité de l'œuvre est saisissant. La chambre, le salon et le cabinet de travail ouvraient de plain-pied sur le jardin. Dans la chambre se trouve la fameuse canne aux turquoises, pierres provenant d'un collier de Mme Hanska, est visible dans une vitrine, le salon est consacré à l'évocation de cette dernière, le cabinet de travail où l'on pénètre par un passage plus étroit, est la pièce la plus émouvante de la maison. Il a conservé l'aspect qu'il avait au temps de Balzac. À son époque, personne n'entrait dans ce lieu d'écriture où il aimait la solitude et travaillait avec acharnement, le plus souvent la nuit. Il se couchait tôt, parfois à dix-huit heures, et mettait le réveil à deux heures du matin. Il s'asseyait à cette petite table qui le suivit dans tous ses déménagements et dont il disait : Elle a vu toutes mes misères, essuyé toutes mes larmes, connu tous mes projets, entendu toutes mes pensées, mon bras l'a presque usée, à force de s'y promener quand j'écris. Dans la vitrine sont réunis la célèbre cafetière qui lui permettait, durant ses longues veilles, de tenir le café au chaud, son encrier-cadenas, son cachet, sa montre, un vase de Bohême. La pièce la plus impressionnante est la salle dédiée à la généalogie des personnages de la Comédie Humaine. Les murs sont recouverts de visages de près de mille personnages référencés et de silhouettes dessinées par Charles Huard, d'après les descriptions de l'auteur. Le musée présente des souvenirs personnels de Balzac, des tableaux, gravures et objets relatifs à ses proches et à ses contemporains, ainsi qu’un grand nombre d’éditions originales, manuscrits et illustrations.

Sur les pas de Gustave Flaubert (1821-1880)

Maison de Gustave Flaubert à Croisset (76)
Maison de Gustave Flaubert à Croisset (76)

"Vous ne savez pas, vous, ce que c’est que de rester toute une journée, la tête dans ses deux mains, à pressurer sa malheureuse cervelle pour trouver un mot. L’idée coule chez vous largement, incessamment, comme un fleuve. Chez moi c’est un mince filet d’eau. Il me faut des grands travaux d’art avant d’obtenir une cascade." Gustave Flaubert à George Sand, 27 novembre 1866.

Gustave Flaubert naît en 1821 à Rouen dans l’appartement de fonction de son père, chirurgien en chef de l’hôpital (que son fils ressuscitera sous les traits du docteur Larivière dans Madame Bovary). Très  jeune, il se sent gagné par le pessimisme et la mélancolie. Imprégné de littérature romantique, il prend conscience de sa vocation d'écrivain, et c'est à contre-cœur qu'il poursuit à Paris ses études de droit. Puis s'installe en ermite à Croisset, près de Rouen et se consacre désormais à la littérature, vivant dans un isolement volontaire. Il y écrit l'essentiel de son œuvre, mais dégouté par la sottise bourgeoise dont il a fait la caricature dans un ouvrage inachevé, Bouvard et Pécuchet, il meurt épuisé par la fatigue et les soucis en 1880.

 

Voyage en Orient - Liban